Le « sas cycliste » ou encore « sas vélo » ou « sas cyclable », est un espace réservé aux cyclistes entre la ligne d’arrêt des véhicules et le passage piéton devant les feux tricolores.

Il est souvent

matérialisé par des pictogrammes « Cyclistes » peints dans cet espace.

Trop peu de cyclistes connaissent aujourd’hui ce principe et s’en servent en se rangeant sur la largeur entière du sas. Pourtant, ce « sas » règle de nombreux problèmes :

- Il permet aux cyclistes de se placer du côté de la chaussée vers lequel ils vont tourner et bien en vue devant les véhicules motorisés pour démarrer en toute sécurité ;

- Il permet d’éviter de respirer directement les gaz d'échappement (merci les scooters non électriques !) ;

- Il évite qu'un vélo reste caché dans l'angle mort d'un poids-lourd ;

- Il réduit les dangers liés au démarrage après passage du feu au vert, en donnant une avance spatiale aux cyclistes, limitant en particulier la possibilité de dépassement sauvage par un mauvais conducteur ;

- Il améliore la sécurité des piétons qui, grâce à une plus grande distance, sont eux aussi mieux visibles pour les conducteurs.

Comme beaucoup d’autres articles du code de la route, les « sas cyclistes » sont très peu respectés, notamment par les automobilistes et moins encore par les deux-roues motorisés (à noter que les cyclomoteurs, c’est-à-dire nos bonnes vieilles mobylettes et autres vélos Solex, sont tolérés sur ces sas).

Les infractions sont rarement sanctionnées. Depuis le 31 décembre 2016, le non-respect des sas vélos est toutefois théoriquement verbalisable sur la base de vidéos ou de radars. Espérons que ceci va se généraliser.

Plusieurs villes ont mis en place des campagnes de sensibilisation, ainsi à Paris et à Laval (Cf. ci-dessous, photo de Laval).

Mais c’est probablement à nous cyclistes qu’il revient de faire notre travail en faisant appliquer ces sas très utiles en les occupant chaque fois que nécessaire. Ils disparaitront sinon.