Dès mon plus jeune âge, la bicyclette a été un moyen de transport pour me rendre à l’école, puis son utilisation s'est associée à une pratique sportive régulière. Savoyard d’adoption, région où la pratique de ce sport est très populaire, mes premiers vrais “coups de pédale” se sont faits sur les pentes mythiques de Savoie, telles que les Cols de la Madeleine, Le Galibier, Le Télégraphe, La Croix-de-Fert, Le Glandon, Le Mont-Cenis, L’Iseran, Le Granier, Le Semnoz …

Le vélo est le moyen de transport idéal pour explorer, sa relative “lenteur” de déplacement permettant de profiter pleinement des paysages et milieux traversés tout en parcourant des distances assez longues. Cela illustre idéalement l’adage “le voyage est plus important que la destination”.

Grâce au vélo, j'ai pu découvrir des régions de France et d’ailleurs telles que la route des Châteaux de La Loire, la route des vins d’Alsace, le tour de Savoie, le Pays Cathare, l’État de Victoria en Australie (Melbourne, Grampians Park, Great Ocean road, Melbourne), le tour du Costa-Rica.

C’est également un mode de transport quotidien pour me rendre au travail, je l'ai utilisé lors de mes séjours à Paris, Dacca, Manille et actuellement Islamabad où j'ai été affecté en tant que missionnaire de renfort. Dans les villes qui le permettent, le vélo est la parfaite adéquation entre pratique régulière d’une activité physique et empreinte carbone minimale.

À Islamabad, notre Ambassade est idéalement située dans l’enclave diplomatique. L’enclave est une enceinte sécurisée, de taille raisonnable (périmètre environ 8km), très verte (on y croise régulièrement des sangliers, mangoustes, des renards….) avec une très faible circulation. Sauf en saison des pluies et en juillet et août, le climat à Islamabad est assez clément le reste de l’année. Contrairement à beaucoup d’autres postes ou sites du Ministère a Paris, l’Ambassade dispose d’un grand garage permettant de garer de nombreux deux roues, ainsi que de douches et de facilités pour se changer avant de se mettre au travail. Affecté en mission de renfort, je n'ai pas pu emmener mon vélo mais grâce à Cyrille et Florian, deux gendarmes du poste qui m’ont gracieusement prêté alternativement les leurs, j'ai pu venir quotidiennement à l'Ambassade en deux roues.

En dehors de l’enclave, il n'y a pas de réelles pistes cyclables. Cependant, une large zone de coulée verte existe au nord d’Islamabad, au pied de moyennes montagnes (Margalla’ Hills), avec de grandes avenues et peu de circulation. Cela permet donc une pratique sportive régulière en dehors de l’enclave avec une option de gravir les pentes des Margalla’ Hills.