Anaïs Cosco

Pourquoi as-tu choisi de venir au travail à vélo ?

Parce que certains jours, il s’agit de ma seule opportunité de voir la lumière naturelle. Cela m’évite tous les désagréments des transports en commun (grèves, foules, retards, stress, bruits, promiscuité…). J’ai une activité physique régulière grâce au vélo. Je réduis mon impact en CO2 sur notre environnement. Le trajet me permet d’avoir un sas de décompression entre la sortie du travail et mon domicile. Et enfin, surtout, parce que je trouve cela agréable !

Depuis quand te déplaces-tu à vélo ?

Depuis toujours. Je viens de Strasbourg, où il y a de nombreuses pistes cyclables et où la circulation est plutôt calme. C’est un vrai plaisir d’y circuler à vélo.

Que penses-tu de la circulation à Paris ? Quels sont les points négatifs selon toi ?

J’ai eu un grave accident de vélo à Lyon en 2008. Mais je continue à rouler à vélo. Je n’ai pas été traumatisée, mais je redouble de vigilance. A Paris, je suis par conséquent effrayée par : les scooters qui occupent allègrement les pistes cyclables, les bus avec lesquels on partage certaines voies, les véhicules à moteur qui ne respectent pas toujours notre priorité, les carrefours ou les grosses artères à traverser, où le chemin est mal balisé pour les vélos, le manque de pistes cyclables.

Et quels sont les points positifs ?

Paris a encore un long chemin à parcourir. Ceci étant, la ville fait de gros efforts et s’améliore d’année en année. Je pense au formidable exemple des quais de Seine ! Il y a maintenant des applications (Géovélo, Citymapper…) qui nous aident à trouver des itinéraires sûrs, en proposant par exemple des rues à sens uniques où la vitesse est limitée à 30 km2, loin des 3 voies… Pour ma part, j’ai trouvé un trajet « domicile - travail » qui me convient bien et sur lequel je me sens en sécurité.

Est-ce ton unique moyen de transport ?

A Strasbourg, je ne circulais qu’à vélo, qu’il pleuve, qu’il neige, qu’il vente… A Paris, j’habite près de la station « Pyrénées ». Comme son nom l’indique, elle se situe en haut d’une longue pente, ce qui me décourage parfois. Pour être sincère, j’alterne entre vélo et métro. Mais pour toutes les raisons évoquées ci-dessus, je me sens beaucoup plus à l’aise en circulant à vélo. Je réfléchis à investir dans un vélo électrique pour aller au Ministère tous les jours à vélo.