Dès mon plus jeune âge, la bicyclette a été un moyen de transport pour me rendre à l’école, puis son utilisation s'est associée à une pratique sportive régulière. Savoyard d’adoption, région où la pratique de ce sport est très populaire, mes premiers vrais “coups de pédale” se sont faits sur les pentes mythiques de Savoie, telles que les Cols de la Madeleine, Le Galibier, Le Télégraphe, La Croix-de-Fert, Le Glandon, Le Mont-Cenis, L’Iseran, Le Granier, Le Semnoz …

Edmond Xhabia et Frédéric Eberhardt travaillent tous deux à l’ambassade de France en Albanie et nous expliquent les challenges de la pratique du vélo à Tirana.

Robert est "Chef de cabinet adjoint" à l'Ambassade de France à Berlin. Il est allemand - et berlinois, et il aura d'ailleurs la double nationalité franco-allemande à partir de la semaine prochaine ! Il se rend régulièrement à l'Ambassade à vélo et partage avec nous son expérience de cycliste dans la capitale allemande.

Mikael Griffon

Pourquoi venir en vélo au bureau ?

Je viens à vélo pour éviter l’encombrement du métro parisien, les pannes et autres désagréments nombreux qui le caractérisent tout en faisant de l’exercice physique et en contribuant à limiter nos émissions de CO2. Je me sens libre sur mon vélo. Je ne suis dépendant que de moi-même sans polluer et sans générer de bouchons.

Mélanie et Barbara

Nos collègues de l’Ambassade de France en Argentine, Barbara et Mélanie, partagent avec nous leur expérience pour aller tous les jours à vélo au travail à Buenos Aires.

1) Pourquoi avez-vous choisi de venir au travail à vélo ? Est-ce votre unique moyen de transport ?

Barbara : Il y a plusieurs raisons : éviter les embouteillages en heures de pointe, faire une activité physique quotidienne (il y a une piste cyclable sur une bonne partie de mon trajet domicile-travail). De manière générale, j’aime le vélo, je l’utilisais beaucoup à Paris (entre autres pour aller travailler). Le temps à Buenos Aires est souvent agréable et rend la pratique du vélo encore plus agréable ! Quand il pleut j’utilise le bus ou le taxi.

Anaïs Cosco

Pourquoi as-tu choisi de venir au travail à vélo ?

Parce que certains jours, il s’agit de ma seule opportunité de voir la lumière naturelle. Cela m’évite tous les désagréments des transports en commun (grèves, foules, retards, stress, bruits, promiscuité…). J’ai une activité physique régulière grâce au vélo. Je réduis mon impact en CO2 sur notre environnement. Le trajet me permet d’avoir un sas de décompression entre la sortie du travail et mon domicile. Et enfin, surtout, parce que je trouve cela agréable !

Depuis quand te déplaces-tu à vélo ?

Depuis toujours. Je viens de Strasbourg, où il y a de nombreuses pistes cyclables et où la circulation est plutôt calme. C’est un vrai plaisir d’y circuler à vélo.

Que penses-tu de la circulation à Paris ? Quels sont les points négatifs selon toi ?

J’ai eu un grave accident de vélo à Lyon en 2008. Mais je continue à rouler à vélo. Je n’ai pas été traumatisée, mais je redouble de vigilance. A Paris, je suis par conséquent effrayée par : les scooters qui occupent allègrement les pistes cyclables, les bus avec lesquels on partage certaines voies, les véhicules à moteur qui ne respectent pas toujours notre priorité, les carrefours ou les grosses artères à traverser, où le chemin est mal balisé pour les vélos, le manque de pistes cyclables.

Jean-François Blarel (Photo : Frédéric de la Mure)

Pourquoi venez-vous au travail en vélo ?

Je me déplace beaucoup à vélo en général, pas seulement pour effectuer le trajet domicile-travail. Le ministère étant sur plusieurs sites, il m’arrive fréquemment d’avoir à me déplacer dans la journée et je le fais de préférence à vélo : on gagne du temps et on maîtrise davantage ses horaires.Quels conseils donneriez-vous à ceux qui hésitent à se déplacer en vélo à Paris ?

L’argument souvent évoqué par les hésitants est le manque de sécurité. Il faut certes être prudent à vélo, respecter le code de la route et s’équiper. Mais je constate aussi, avec l’augmentation de la pratique du vélo à Paris, une prise de conscience et un respect croissants chez les automobilistes.

Comment voyez-vous l’avenir pour l’éco-mobilité à Paris ou ailleurs ?

L’utilisation du vélo est sur une pente ascendante : outre l’entraînement physique qu’elle procure, elle fait partie des gestes des citoyens pour préserver notre planète. Pour un diplomate, elle contribue en outre à nos actions collectives « administration exemplaire » et « ambassade verte ».

Il fallait oser, il y a quelques années encore, posséder une bicyclette à São Paulo. Rien n’était prévu pour la stocker chez soi, rien non plus pour la stationner dans l’espace public et, naturellement, rien n’était fait par la municipalité pour faciliter leur circulation dans la ville.

Les autorités de la mégalopole de São Paulo, 1500 km2, 20 millions d’habitants, des autoroutes urbaines striant l’espace urbain de toutes parts à la hauteur du dixième étage des gratte-ciel, avaient pour seule préoccupation de fluidifier la circulation chaotique des sept millions de véhicules automobiles que les Paulistains se vantaient de posséder, les achetant le plus souvent par deux : une avec une plaque d’immatriculation paire et une avec une plaque impaire pour pouvoir circuler tous les jours de la semaine.

A Bagdad, une jeune femme, Marina Jaber, a décidé de se servir de son vélo comme un vecteur pour l'émancipation des femmes en Irak. Son action, relayée par les réseaux sociaux et d'autres médias plus traditionnels, remporte un gros succès. Diplomacycles reprend l'article publié par Courrier international :

"A Bagdad à vélo… Cela peut sembler surréaliste, dans un pays en état de guerre et d’insécurité depuis plus d’une trentaine d’années, mais l’idée fait son chemin. Des Irakiens, et surtout des Irakiennes, sont descendus à bicyclette dans les rues pour le second «marathon pour la paix en Irak». Vedette du mouvement, Marina Jaber, pionnière de la petite reine au pays d’entre les deux fleuves." Lire la suite sur le site de France Info.

Vienne - Crédit photo : Yann Hwang

Faire du vélo dans le pays de François-Joseph est un jeu d’enfant pour ceux qui ont les mollets qui le permettent (les montagnes couvrent plus des deux tiers de la surface au sol). Sur les bords du Danube, d’une grande platitude par définition, Vienne offre non seulement la parfaite topographie pour ceux qui ont des problèmes de braquet mais surtout l’une des meilleures infrastructures cyclistes au monde : 1300 kilomètres de pistes cyclables dans la capitale autrichienne, 1,8 millions d’habitants, contre 700 à Paris, donnent une idée des facilités offertes pour les écomobiles (et soulignent en même temps le scandaleux sous-développement de la capitale française sur ce sujet).

On associe rarement pratique du vélo et Russie, et notamment Moscou. La capitale russe n’est certes ni Amsterdam, ni Berlin ni encore Copenhague même si elle possède un atout de taille : son absence de relief. Elle a subi toutefois une métamorphose au cours des dix dernières années qui l’ont amenée à tracer de nombreuses pistes cyclables dans ses parcs mais aussi le long de certaines de ses avenues.

Son urbanisation reste largement marquée par son passé soviétique et ses « deux fois sept voies » restent nombreuses en plein centre-ville. Dans la masse des voitures souvent prises dans des embouteillages monstres, le cycliste qui se faufile tant bien que mal reste encore largement un ORNI (objet roulant non identifié), suscitant plus de curiosité que de coups de klaxons.