Julien Lecas, Youri Khelifi et Thierry Duboc ont participé le 18 décembre 2019 au premier comité vélo de l’année 2020, consacré à deux projets qui dépassent la compétence de la ville de Paris : les « Continuités cyclables pour les JO de 2024 », évoquées ici, et le projet de RER vélo, qui fera l’objet d’un autre article.

Christophe Najdovski, adjoint à la maire de Paris, chargé des transports, de la voirie, des déplacements et de l’espace public et organisateur de ces comités vélos, rappelle que le projet de « continuités cyclables entre Paris-et-la-Seine-Saint-Denis dans l’optique des jeux olympiques et paralympiques de 2024 » mobilise de nombreux acteurs : la Métropole du Grand Paris (MGP), les départements 92, 93 et 94, la ville de Paris, des établissements publics territoriaux (EPT) et « la région si elle le souhaite ». « Nous avons rencontré aujourd’hui le Comité d’organisation des jeux olympiques (COJO)1 et nous mettons en place des « comités de mobilité pour les JO » dans lesquels le vélo aura sa place. Il faut aussi penser « héritage » des équipements et des infrastructures. Côté financement, la Métropole a confirmé son intérêt ainsi que des collectivités, ETP, départements et communes. L’Etat, dont l’objectif du plan vélo est de passer de 3% actuellement à 9% en 2024 a prévu un financement. Vélib pourrait être mis dans la boucle. Ce projet, enfin, est indépendant d’autres projets, tels que le RERV.

Quelques axes très lisibles

La mission vélo de la MGP rappelle que quand Paris a candidaté aux JO en 2016, une convention avait été signée avec le conseil départemental de Seine-Saint-Denis et les EPT de Plaine Commune, de Paris Terres d’Envol, d’Est Ensemble et de Grand Paris2, définissant 18 actions et quatre principes : transition écologique, continuité urbaine, inclusion et participation. Le projet consiste à créer un réseau cyclable pour desservir les sites des JO, avec un maillage sur des voies structurantes. Quelques axes très lisibles pour les JO mais aussi pour l’héritage : des routes départementales mais aussi des voies communales ou de la compétence des EPT.

Paris 2024, accélérateur du rapprochement cycliste entre Paris et la Seine-Saint-Denis sur le site web de l’EPT Est-ensemble)

« Afin que 100% des spectateurs puissent venir sur les sites de compétitions en transport ou à vélo en 2024, les réseaux cyclables entre Paris et la Seine-Saint-Denis seront développés et une cartographie commune sera réalisée pour construire une vision globale des plans vélos et marche en lien avec les futurs sites olympiques. Dans le cadre du renouvellement et de l’extension du Vélib’, le maillage des stations sera conçu en cohérence avec le projet olympique sur ces territoires. » 

100 % des routes départementales, bravo le 93 !

Le responsable du plan vélo au conseil départemental de Seine-Saint-Denis annonce que toutes les routes départementales de ce département seront cyclables en 2024, soit 190 km de tracé. Les départements des Hauts-de-Seine et du Val-de-Marne ont été consultés sur le principe des boucles olympiques et sont d’accord sur le principe. La Métropole gère un fonds d’investissement qui intervient dans le cadre d’un schéma de cohérence territoriale (dont fait partie, par exemple, l’engagement de rendre cyclables toutes les routes départementales).

Margot Besson, conseillère vélo et espace public au cabinet de Christophe Najdovski, indique que le projet pourrait avoir un effet de souffle (sic) qui permettra de convaincre la Préfecture de police de Paris, d’aménager enfin l’axe Porte de la Chapelle – Marx Dormoy pour les cyclistes.